Lecture

Le plus-convivialité de ta réalité sera toujours plus fucked-up que la fiction de tes concurrents directs.

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Messagepar maxsauzaie » 09 Mar 2005, 13:33

Partouz - Yann Moix

Voici quelques citations du bouquin-passages :

"Une fille qui avale mon sperme s'apprete à digérer mon plaisir"

" R._ Pendant des années, je me suis demandé pourquoi des mecs moches comme des culs parvenaientà coucher avec des filles belles comme le jour...Ce n'est pas une question d'argent - pas en première analyse (l'argent, c'est un sujet beaucoup plus compliqué, plus abstrait, auquel il faudrait consacrer tout une étude), non, c'est une question de névrose et de doigt mis dessus. Tu peux être le plus grand héro de tous les temps, dédier des livres qui paraissent chez Grasset à des femmes, mais ça ne sert à rien. Même les baiser bien ne sert à rien, si, au préalable, vous n'avez pas d'abord, les gars, mes amis, lecteur, circonscrit la plaie, la vraie belle plaie qui suinte et qui leur sert de biographie sexuelle, sociale, maritale, économique, politique et religieuse.
Q._ Il faut donc se livrer préalablement à une étude psychologique de la fille ?
R. _ Tu ne peux pas te faire une fille si tu es hors sujet avec. Mohammed en sait quelque chose...C'est ça qui l'a perdu. Toute la littérature que tu produits, et l'amas de tous ses actes, tout cela (ce barda, ce fatras, cet outillage, cet arsenal) est inutile si, d'abord, si avant, tu n'as pas délimité ces quelques millimètres carrés qui chez la femme, les femmes, suppurent, souffrent, sont le lieu, le vésuve de toutes les souffrances, la capitale millimétrique, presque invisible de la douleur. Range ton armée et sors ton scalpel, (abruti). Il faut de bons yeux. Si tu mets délicatement ton doigt là-dessus, c'est miraculeux : tu n'as plus (ensuite) le moindre effort à faire pour la garder. Elle t'appartient à vie. Elle t'appartient à mort. C'est ta femme ! Tu peux la tromper, lui faire des sales plans, c'est ta femme; elle est à toi, tu la gardes jusqu'à la mort. Et des milliers de types plus beaux que toi n'ont pas réussi à la garder, à la posséder, à la rendre amoureuse d'eux. Pourtant ils ont sué, ils ont perdu des dizaines de kilos, des centaines de milliers de francs, ils ont dit des choses drôles, à un moment elle a même rigolé. Un 28 avril (vers 16 heures) ils ont marché sur les mains. Elle a trouvé cela remarquable. Un 2 novembre, ils ont sorti leur sexe devant otu le monde à La Coupole pour montrer qu'ils étaient cap. Et puis il y a eu (21 avril) le voyage à Venise...C'était un voyage romantique (ils venaient de se jeter de la tour Eiffel en élastique la veille et elle avait trouvé çà <<pas mal >>), Venise. Mais il faut toujorus se méfier de Venise si on est hors sujet dans la névrose de la nana qui va avec. Mais tu as bien senti qu'au tréfonds d'elle-même cette femme n'était pas de ta vie, qu'elle ne voulait pas l'être, qu'il y avait quelque chose, comme un bruit de fond, style ronronnement de réfrigérateur, qui s'était installé entre elle et toi, et ça, camarade, ça (citoyen), c'est tout simplement parceque tu n'as pas su trouver le noyau atomique, la base de tout, le triangle de ses bermudes à elle, la salle des coffres qui renfermes (à jamais) la petite brûlure originelle, là où reposent, encore en activité, encore radioactifs, les mauvais souvenirs et les complexes, OEdipe et ses amis, toute la collection des traumatismes (de fille), les mauvaises expériences, les trucs incestueux, les attouchements pas cool, les avortements, les accidents, les coups et blessures et les blessures et coups."

"Sup de Co Reims 92

J'avais fait une prép-ENA, avant Sciences-po, et avant encore j'étais passé par sup de Co Reims. Un petit cauchemar climatisé où on fabriquait des chéfetons pour les entreprises de demain. A présent que demain appartenait au passé, on pouvait faire un (début de) bilan : la plupart des diplomés de ma promotion (1992, comme Momo et Pam au Caire en archi) étaient (en 2004) des cadres dépressifs qui s'étaient mariés (dès 1994) avec des thons. Ils étaient devenus des sortes de barbares, munis de bide, de carnets de chèques, de repas d'affaires, de soucis médicaux, mais jamais des soucis réellement artistiques, sentimentaux, littéraires, cinématographiques, politiques, idéologiques, politiques, musicaux, poétiques, lumineux, aériens, non. Ils étaient devenus (ils étaient restés) les barbares de 1992, les responsabilités en plus, le chéfisme en plus, le terrorisme et le harcèlement des secrétaires et de leurs inférieurs hiérarchiques en plus, des barbares et des incomplets, des têtes étroites, et des ignorants : s'ils n'avaient pas été ignorants, ils auraient su comme il est vain, comme il est mauvais de vouloir commander à des hommes. Ils auraient su que rien n'est faux comme la supériorité d'âge ou de commandement...De hiérarchie. Ils auraient su que rien n'est laid, infertile et singe comme la pauvreté du subordonné qui ne s'affranchit pas.
Non, franchement, le mariage, ce n'était pas pour moi."

"Non, je n'étas pas fidèle. << Il fallait me donner deux cents vie, Seigneur, et j'eusse offert mon coeur bien fidèlement deux cents fois >>. Mais là, c'était impossible : il y avait trop de bassins différents, trop de formes de seins dissemblables à découvrir, de culs cousins, ou frères, mais pas jumeaux pour un sou."
maxsauzaie
 

Messagepar Julien » 09 Mar 2005, 20:44

wow ça à l'air chiant 8)
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Messagepar nazli » 10 Mar 2005, 12:31

hey, j'ai peut etre qqchose de plus sympas...c'est du Gérard de Villiers Débauches(chez tout les bons Relay de gare)

"D'un seul coup précis, il enfourne son vit dans la fente
baveuse avec un cri rauque de satisfaction.Allant toujours
plus profond, il emplit le vagin qui se contracte.Comme une
bête, il s'agite sur Elise qui geint de plaisir;hurlant
presque, il éjacule un long flot de sperme tandis que ses
mains se crispent sur les seins palpitants d'Elise. Très
vite, sa verge de nouveau en érection, il écarte les deux
fesses, découvrant la petite entrée qu'il force, brutal,
avec un ahan de bûcheron.Elise réprime un cri de
douleur.Bien qu'habituée à ce genre de traitement, la
dimension de l'engin et surtout le manque de douceur sont
pour elle une surprise.Elle offre quand même un peu plus sa
cruoupe,engloutissant sa verge au plus profond...Besognant
par-derrière,l'homme lui carresse le mont de Vénus, le
clitoris en érection,la branle enfin pour l'amener enfin
rapidement à l'orgasme, alors qu'un spasme la fait se
tordre.Un jet puissant l'emplit toute.
L'homme pour la première fois, parle enfin:
_Tu es douée ma belle! comme tu suces bien, tu vas
maintenant me nettoyer, après on verra...
"Basculant Elise sur le ventre dans la position de la
levrette, il enfonce d'un coup brusque le gland violacé de
désir dans la porte béante qui se referme sur sa proie de
chair. Elise avec un râle rauque de jouissance se sent
prise comme un animal;l'engin énorme entre en elle, lui
arrachant des cris de délire...Avec un ahanement puissant,
le contrôleur la pénètre en cadence jusqu'à la jouissance
finale...la verge va encore plus loin dans le vagin avec un
bruit humide de succion;enfin, l'homme s'abat, épuisé; il a
à peine conscience que , très chatte, de sa langue experte,
Elise nettoie le vit gluant de sperme"
"Ensuite, il l'oblige à lécher son membre viril pour le
nettoyer, tandis que déjà un autre la prend comme une bête.
A tour de rôle,chacun la viole , nageant dans le sperme
précédent."
nazli
 

Messagepar xavier » 11 Mar 2005, 09:33

:shock:
Tu t'ennuies pas pendant tes voyages en train toi :lol:
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Messagepar nekromonkizz » 11 Mar 2005, 11:43

:oops: :oops: :oops: :oops: moi je lis un truc comme ça dans le train???? je vaios jusqu'au terminus et fais le retour dans la foulée si tout le bouquyin est comme ça.... ou alors je squatte leur chiottes bizarres. faudrait ouvrir un topic "lieux insolites pour se purger le poireau" ou "comment pisser dans un train sans en foutre partout"....
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Messagepar nazli » 11 Mar 2005, 16:10

en ce qui me concerne, les trucs comme ça, je ne les trouve pas excitant....je rigole surtout!! :lol:
nazli
 

Messagepar maxsauzaie » 11 Mar 2005, 17:20

Hum ca depend de l'humeur, du lieu etc...
Au lycée j'allais souvent lire sur les marches de la chapelle du Sade, et ca rend le recit plus prenant, mais en meme temps drole parfois morbide quand on croise un curé.
maxsauzaie
 

Messagepar choko » 12 Mar 2005, 17:39

nazli a écrit:en ce qui me concerne, les trucs comme ça, je ne les trouve pas excitant....je rigole surtout!! :lol:


:D ça m'a bien fait rire surtout cette phrase :

"Tu es douée ma belle! comme tu suces bien, tu vas
maintenant me nettoyer, après on verra... "

:lol:

Au fait il y a des personnes de moins de 18 ans qui vont sur ce forum...
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Messagepar ArnoVega$ » 18 Mar 2005, 15:42

- Allons y armand, je sens que je vais être prêt !

- Bien monsieur... c'est parfait... la température idéale pour vous monsieur...

- J'arrive !

:lol: :lol: :lol:
ArnoVega$
 

Messagepar choko » 19 Mar 2005, 12:56

Yeah! 8)
choko
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Messagepar FAFA-SAN » 23 Mar 2005, 12:43

Mais que fait TAWNEE STONE ?
FAFA-SAN
 

Messagepar maxsauzaie » 23 Mar 2005, 19:46

Weaky a écrit:Un texte du maître Goscinny:

Les grandes réussites financières sont fascinantes. Les magnats, les self-made men le savent bien puisque, très souvent, ils cèdent à la tentation d'écrire leur autobiographie pour y raconter leur spectaculaire ascension. Tous ces livres ont une chose en commun: l'auteur est parti de rien; mais encore faut-il s'entendre sur ce que "rien" veut dire. Je dois avouer, en lecteur passionné de ces ouvrages, que certains petits détails me stupéfient; ils concernent en général les premiers échelons de la réussite. Jugez-en:
"Seul, sans amis, sans un sou, pratiquement en guenilles, j'avais touché le fond du désespoir. C'est alors que je pris une décision qui allait peser lourd dans ma vie: j'achetai mon premier immeuble..."
" J'arpentais de mes semelles trouées le pavé hostile de Paris. Seul, sans amis, sans un sou. Mais, et c'est là l'important, sachez-le, jeunes qui me lisez, je ne me décourageai pas. Je pris rendez-vous avec le gouverneur de la Banque de France qui me reçut dans son immense bureau lambrissé. J'étais, je l'avoue, intimidé; mettez-vous à ma place..."
" A la mort brutale de mes parents, je restai soudainement seul, sans amis, sans un sou. Je n'avais pour toute fortune que ce que mon pauvre armateur de père m'avait laissé, à savoir: une flotte de 14 vieux transatlantiques..."
" Seul, sans amis, sans un sou, j'avais été recueilli par une brave femme, vague parente de ma mère, qui gagnait chichement sa vie en exécutant à domicile je ne sais quels travaux d'aiguille. Elle m'avait alloué une chambre minuscule où elle me laissait me livrer à mes petites recherches. Un jour, on frappe à ma porte, j'ouvre, et me trouve en présence d'un homme âgé, corpulent, à l'aspect cossu. C'était Léon Bragadet, propriétaire de la plus importante usine de produits chimiques de l'époque. Léon Bragadet déposa son huit-reflets sur la table, s'assit avec précaution sur mon lit étroit dont les ressorts grincèrent et, sans plus de préambules, me déclara:
- Mme Leleu, votre logeuse, m'a fait savoir que vous vous intéressez à la chimie..."
" Seul, sans amis, sans un sou, un jour que je déjeunais dans un petit restaurant avec le président du conseil..."
" Je n'avais plus rien à faire à Paris; j'étais seul, sans amis, sans un sou, ce qui s'appelle sans un sou. Je décidai alors de partir pour l'Australie. Arrivé à Sydney, je m'installai dans un modeste bureau composé de trois pièces et j'engageai deux secrétaires. C'est de là que tout est parti..."
" Personne ne me connaissait à Hollywood. Qui aurait pu me connaître d'ailleurs dans ce qui était alors LA Mecque du cinéma? Je n'étais qu'un pauvre petit Européen sans expérience, seul, sans amis, sans un sou. Je réussis néanmoins à intéresser Gary Cooper et Marilyn Monroe à mon projet. Quand Samuel Goldwyn accepta de coproduire mon film..."
Et voilà!... Au fond, je persifle, je ricaine, mais c'est de l'amertume. Je crois que mon drame c'est de n'avoir jamais réussi à être seul, sans amis, sans un sou. Quand je suis seul et sans amis, j'ai des sous, et quand je donne mes sous, je me fais des amis et je ne suis plus seul. Ca pourrait faire l'objet d'un livre, mais je me demande si on le lirait. Peut-être mes amis, ceux qui ont des sous...
Ah! franchement, quelquefois, je me sens bien seul!


Ah la théorie de faire seul, quelle annerie !
maxsauzaie
 

Messagepar FAFA-SAN » 22 Juil 2005, 21:39

La difference entre un suicide et un martyr, c'est la couverture presse
SURVIVANT, Chuck Palahniuk
FAFA-SAN
 

Messagepar Mister_Tsukimoto » 05 Déc 2005, 22:55

excellente celle là :D :D :D :D :D
Le bouqin aussi d'ailleurs^^
Mister_Tsukimoto
 

Messagepar xbotchrockx » 06 Déc 2005, 13:40

elle me plait bien celle la :D
xbotchrockx
 


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