j'écris un livre!

"DIY", philosophie punk/hardcore, politique, engagement (s), manifs,etc... c'est ici qu'on débat.

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 20 Avr 2018, 11:56


ce matin pas de pot de confiture en emballage individuel pour étaler sur la tartine de ce que j'aimerais faire passer pour de la culture
le vrai boulot du bassiste de gong était bassiste chez claude françois, et aujourd'hui je peux enregistrer des parties de basse sur le baffe marshall 1935a en celestion g12m 55hz qui appartenait au bassiste de julien clerc, je l'aurai eu pour le prix d'une pédale boutique... il faut bloquer une poignée pour éviter les vibrations selon les fréquences, bien sur au début j'ai pensé qu'un haut parleur était mort mais non même pas... l'ancien propriétaire du baffle vit dans une barre d'immeuble à villars à côté de st etienne
2018 et on vient d'enregistrer notre reprise de france gall: "laisse tomber les filles", pour une compilation en soutien à des sans abris, notre modeste contribution avec notre petit niveau en mixage, synthés virtuels, rythmique tapée aux doigts, basse et guitare passée dans des simulations ampeg et fender vintage, et oui pas le temps et rien qu'une formation logic pro x en acceleré c'est déjà pas mal, on est bien loin de l'orchestre jazz varieté enregistré avec un couple de neumann, mais on a retenu l'essentiel du propos de la chanson, et je mesure bien la portée essentielle de toute cette relation
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 20 Avr 2018, 20:04

je me suis efforcé de réécouter en boucle le titre "c'est trop bien ce que je fais" de TDC, au volant, en revenant du contrôle OK validé garde ton tacot encore deux ans ça c'est fait tant pis nicolas il va falloir faire avec, comme la pierre casse le ciseau je n'irai pas à votre petite fête encore une fois, parce que le papier enveloppe la pierre, mon parchemin est azerty et correspond à 20 sévices soit 80 heures à tenir dans un état pire qu'une soirée de baltringues en mode electro pour payer le loyer une fois les subs retirées, mon parchememin est beau en alu brossé, 20go/s pour le transfert,décidement ma banque ne peut pas lutter...
fais péter ta purée de baloche gringo, moi j'attends mon virement et les tickets restau pour acheter des buches de fromage de chèvre, du bacon et du pain de mie, peut etre même de la pizza et du roquefort pouce en l'air, t'as vu la vie allez ricane ricane et prends toi la tête sur la contrepeterie en coupant les nouilles au sécateur
en allant chercher mon tacot rien qu'en une rue j'ai eu 4 souvenirs
le 1er c'est cette fille qui tapinait vers geoffroy guichard quand je regagnais l'autoroute pour rentrer à la friche après mon premier passage en boite de cul et ma première et dernière expérience homosexuelle adulte barebacker consentant, j'ai dis à la fille de monter je lui ai donné un billet de 50 euros en lui disant que je ne voulais pas de sexe, elle n'a pas très bien compris, elle était noire et jeune et belle, on s'est partiquement rien dit et je l'ai laissé vers chavanelle, tu ne me crois pas? elle s'en souviendra, ma caisse pour en témoigner, tu en doutes? rien à foutre! trop de croix à porter dans la spirale de la rédemption infernale, rester au bar du club à écouter genesis et allan parson project, boire un jus de fruit et parler avec la serveuse de 60 balais en cuir raz l'oigon qui a l'air de se faire chier autant que moi, allez rentre dans tes 8 m2 gros
le soir de la fête privée quand les mecs viendront vendre du speed en bas je serai dans ma chambre avec joe dassin et tu saura oû me trouver
2ème souvenir, cette bouteille de chateau margot 1983, je faisais le guet pendant que l'autre braquait la cave, et oui jeu de mot subtil, astucieux et amusant, vas y ricane la bouteille on l'a ouvert à la naissance de ma fille et elle était bien dégueulasse crois moi
3ème souvenir le local des malfrats, rien à dire sinon que la moitié sont morts, vraiment morts ou socialement morts et que les autres sont passé à bien autre chose
tant mieux pour eux, tant pis pour moi? je sais pas trop dans le fond
j'en arrive au 4ème souvenir: la station total derrière centre deux, cet après midi je traverse au milieu des pompes avec ma roulée à la bouche, envie de la jeter par terre et l'éteindre au pistolet de sans plomb quand je repense à ce taf de merde: "les billets de 500 si c'est des bicots tu les prends pas", il y avait un flingue sous la caisse, je ne l'ai même jamais pris une seule fois même pour me sentir un putain de winner, donc le flingue comme extension phallique d'un problème de langage ce serait pour le daron de miss st dider en velay à la limite, combien de fois je suis allé bosser en descente le dimanche, combien de fois j'ai trafiqué le fond de caisse pour une mars ou deux ou trois, ou pour payer une quiche à un clochard, les fumiers, ils se sont débarrassé de moi en deux temps trois mouvement: un jour un mec a posé sa caisse comme une star au milieu de la piste et m'a jeté les clés sur le comptoir "tiens tu me fais le plein et tu la gare, je suis au bistro en face!", je lui ai rendu les clés en lui disant que j'étais pas son larbin, que la consigne était de ne garer aucune voiture sur la piste, mais le mec était un commercial de total, et comme je l'ai envoyé chier je me suis retrouvé viré et par ici les steacks et les barquettes de ratatouille de la grand-mère et woaw les assedics: 1300 francs!, taf de merde qui consistait aussi à vérifier les livraisons de carburant et garder la boutique quand le gérant partait en vacances, aujourd'hui je le leur aurait bien fait à la AZF mais c'est pas terrible pour celui qui est derrière la caisse à ma place aujourd'hui encore, alors tes croix de guerre copine tu es mignone mais sans moi la petite fête, une autre fois, j'en suis bientôt au 666ème message, ça s'arrète à un moment t'inquiète
je veux bien croire que si je veux bien on va tous en rire mais tu sais comme moi que je n'ai pas été relou avec les filles quand j'avais bu et ce depuis 2004 en soirée à GZ
ah si je me suis fait jeter par une fille dans une fête de coloc une fois, c'est vrai, je ne venais absolument pas la draguer pourtant, et il y a bien plus relou en vrai non?
je remercie du fond du coeur celle qui m'a empeché de prendre le volant cette nuit là
ah je t'ai pas dit aussi qu'à l'époque je distribuais du courrier, les fameux imprimés sans adresses, avec mon caddie dans tout montreynaud, trop facile: les noms espagnols, italiens, polonais dans les barres en bas, les noms arabes en dans les barres en haut, une grande avenue avec la cité d'un côté et les pavillons de l'autre, voilà voilà
en plus il n'y avait aucune adresse sur les enveloppes allez ricane de bon coeur maintenant
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 20 Avr 2018, 20:11

vendredi soir est une jolie fille qui vient de filer son collant
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 20 Avr 2018, 23:11

"je sens que vous vous en sortez très bien sans moi", c'était les paroles d'une qu'on aura jamais enregistré, enfin si la répète deluxe mais jamais sortie
ben c'est pareil, je ne sors plus, je ne vois plus personne, je vis comme un otaku, au point que maintenant ça en devient lourd
parce qu'un corps inerte sur un écran reste un corps inerte sur un écran, j'ai connu ça avant déjà, mais pas pour les même raisons
quand je passais 4 à 5 heures d'affilée sur du porn je croyais revoir des visages de filles que j'ai connu, des fois comme ça dans le doute, ah merde, et si c'était elle qui...
quand j'arrivais à sortir dans la rue, des fois je croisais un regard, un visage, et je croyais que c'était quelqu'un que je connais, quelqu'un d'une autre vie ailleurs
je n'ai pas plus de souvenir de telle ou telle scène de porn au final, telle ou telle position, qu'elle soit humiliante ou non, de tous ces montages vidéos et de ces milliers de visages sur plusieurs années, tout a finit par se diluer jusqu'à en devenir absurde, poussé au paroxysme comme dans les films type GermanGooGirls
quelque chose qui laisse en état de choc, jusqu'à ce qu'on vive cet état de choc dans la vraie vie à la simple idée de perdre celle qu'on aime, et cette idée ne nous lachera plus, dans un vertige total on finit par se dire: c'est peut-être fait pour ça après tout? il ne tient qu'à moi de ne pas en souffrir, et commencer par vider cette merde de ma tête, aucun psy n'est prêt à l'entendre cette crise de panique et pourtant, ce n'est que le vieux veaudeville de l'amant dans le placard comme toujours
un ami qui avait bossé sur un tournage de porn m'avait dit que le truc auquel on ne pense pas c'est... l'odeur
les seuls souvenirs vraiment forts qu'il me reste sont des livres pornographique sur lesquels je suis tombé enfant: "torture dans la vallée", une sorte de livre en noir et blanc, tendance sm/domination, et "petites filles très polissonnes", en gros tous les codes de la bourgeoisie et de la soumission censée être libératrice, je vous passe les détails
c'était des photos et du texte, je m'en souviens encore, celui sur lequel je suis tombé c'était chez mes parents, je me suis dit plus tard que sans doute ma mère déjà bien affaiblie par son diabète, devait être en forte chute de libido, et voilà tout ce qu'on avait trouvé pour lui redonner un peu d'apétit, pourtant le livre était plutôt "esthétisant" d'aussi loin que je me souvienne mais je doute que ça ait bien fonctionné, je me souviens de quand ils s'engeulaient à table et de l'entendre dire "si tu me fais chier encore je me ferai sauter par le premier venu"
l'horrible horreur en revanche, c'est les autres livres chez mon oncle et ma tante, dans un hlm d'une cité au chambon feugerolles, là j'ai entendu mon oncle hurler sur mon cousin "sors de ta chambre, je te démolis!", et vu ma tante toute cachetonnée et flippée comme c'est pas racontable, et mon père les larmes aux yeux, qui n'est pas intervenu, il revenait de l'hosto me chercher, et on allait rentrer à la campagne, monde de tarés, c'est ça que j'écris, un monde qui tient par la peur et la violence, j'ose pas imaginer son enfance à mon oncle, tu vois le résultat, j'ai envie de gerber quand je repense à eux, ma tante qui sera venue tous les jours à l'hosto voir ma grand-mère qui aura fini ses 5 dernières années dans un fauteuil, ma tante, elle, taxait des clopes aux infirmières jusqu'à ce qu'elle se fasse jeter, à la maison elle aurait pris des beignes si elle fumait devant lui
je suis allé voir ma grand-mère jusqu'au bout, à l'enterrement je ne savais toujours pas que j'étais adopté, quand je pense à leurs manières: et toi alors tu es à lyon? et tes enfants? plus rien à leur dire, j'ai passé plus d'une heure avec la soeur de ma mère la semaine dernière, 20 ans que je n'avais pas entendu son accent pied noir,
on n'arrivait pas à raccrocher, ce que je retiens surtout c'est que beaucoup sont mort dans cette famille, il reste le cancer et ceux qu'on voit moins voire plus du tout
donc voilà, de toutes ces années je me suis renfermé toujours plus, pourtant avant je trainais dehors et passais chez les gens n'importe quand, je trainais dehors et je n'arrivais pas à rentrer chez moi, et puis maintenant je n'arrive plus à sortir, comme ce vendredi mais pas pour les mêmes raisons, grosse bouffée d'angoisse à la lecture de l'annonce d'une soirée, si ça se trouve tout ce qu'il y avait dans ce mail qui pouvait s'adresser à moi, et qui viendrait de ce que les gens ont lu ici dernièrement, je l'ai pris comme autant d'attaques, alors que peut-être il faudrait y trouver de la bienveillance, mais comment savoir quand on ne sait plus, si les signes d'affection se confondent avec la demi plaquette de beurre dans les pomme de terre au jus, le gras pour prouver qu'on l'aime le petit, après tout eux ne sont jamais allé à l'école ou si peu, ça devait leur suffir pour prouver qu'ils s'occupaient de moi, que je sois gras comme un marcassin, mais finalement les vrais réflexes de jugement critique, ceux là seront apparus bien tard, après l'hôpital, quand on avait d'autre choix que de se parler vraiment, plus rien à chercher qui puisse convaincre l'autre qu'on avait fait les bons choix de vie, musique et assedics contre 44 ans dans le bâtiment et une retraite de misère, et puis surtout à ce jour plus du tout de femme à la maison bien évidement
grosse bouffée d'angoisse en repensant à tous les mails envoyés, gros troll du pauvre type qui n'est même plus là, les mails se perdent, on ne sait plus à qui on s'adresse, et ça part de plus en plus loin, ça parait comme quelque chose de déplacé et assez génant pour celui ou celle qui ne connait pas encore, ça parait toujours plus flippant et toujours pas tellement drôle pour ceux et celle qui savent de quoi il en retourne, pourtant l'intention est réellement positive, bien qu'une intention de départ puisse se retourner contre soi et j'en fais les frais tous les jours
depuis ces dernières semaines ceux et celles que j'ai croisé ont pu se montrer bienveillants pourtant, ils ne peuvent rien faire pour moi de toute façon
comme je ne peux rien faire d'autres que déverser ici, peut-être qu'après tout deviendra un immense silence, et que l'on sera sortis du tunnel
l'echo me fait mal à la tête, je me cogne de partout et l'obscurité rend dingue, tout comme je ne peux retranscrire ici les problèmes gastriques et l'odeur des chaussettes après les journées dans ces fameuses pompes de sécu GZ
en 2005, ma dernière hospitalisation peu de temps après l'avis d'expulsion du squat, j'ai eu la visite de seulement deux personnes, un couple qui venait de se former et tous deux ont quitté l'asso et quitté la ville peu de temps après
je reste avec cette boule au ventre, l'angoisse de colère est redevenue tristesse, juste après avoir parlé à un ami au téléphone, sur un malentendu je croyais qu'il me disait qu'il me parlait peut-être pour la dernière fois, dans un message que j'avais du mal à comprendre, j'ai avais conclu que ma réponse déterminerait son choix de me revoir ou pas, il n'en était rien, et oui parler ou voir les gens en vrai ça fait du bien ça va sans dire, il y a eu ce message de cette amie aussi, que j'avais appelé il y a plus d'un an, elle est thérapeute, je voulais la revoir et parler d'addiction, elle m'a traité deux fois et ç'aura été très bénéfique, au point oû j'ai enfin compris que l'hygiène de vie était la clé, sinon je retournerai la voir tous les ans pour tout recommencer, mais là le sujet est autre, et il sera vraiment question qu'on se voit à un moment, rien que pour se voir et aussi parce que je ne suis pas psychologue, médium, expert en stratégie communication marketing pour me faire entendre et vendre mon idéal de bonheur en kit, avoir assez de recul sur ce qu'on voudrait me dire, si tant est qu'on voudrais encore me dire quelque chose, parce que là ce soir c'est vendredi et je veux bien croire qu'après une semaine de taf il y a qui veulent juste oublier
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 21 Avr 2018, 00:19

le buzz par le clash reste la meilleure auto-promotion possible pour les gens qui se trouvent une consistance dans les yeux des autres uniquement dans le conflit
et la seule réponse valable à donner reste à ce jour:
"A MOI TU ME LA FAIT PAS"
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 21 Avr 2018, 09:09

comme m'a dit une amie, une ex, une à laquelle j'ai préféré renoncer parce que trop jeune, trop la vie devant elle et trop de fardeau dans mon parcours encore non terminé, pas encore assez de recul sur le pourquoi du comment on paye le passé, comme m'a dit cette amie qui restera une amie, comme elle m'a dit donc:
"tu n'as plus rien à prouver"
enfin il me semble que c'est bien elle qui me l'a dit, en tout cas c'était quelqu'un qui avait vu beaucoup de choses au cours de toutes ces années
une question subsiste alors: comment-ce fait-ce que l'on doive encore payer une fois dehors quand on a déjà payé par l'enfermement? quand c'est l'enfermement et l'isolement qui fait qu'on finit par se convaincre qu'on est quelqu'un de mauvais et qu'on va s'auto détruire? quand on a plus d'autre choix que d'être relou parce qu'on est d'emblée le relou dans les yeux de l'autre, en proie à ses peurs, ou juste parce qu'on lui aura dit de se méfier sans chercher à comprendre
mais le rôle de relou pour exister n'est pas une fin en soit, il s'agit peut-être dans le fond de laisser l'autre face à sa responsabilité dans la stigmatisation et son jugement, si jamais s'il en possède un, qui serait fondé sur autre chose que ce qu'il croit rassurant
une chance que n'ont pas les employés de la caf quand ils se font agresser
comment au même moment un gros bourgeois catho conspi peut aller tranquille dans un lieu de concert branché avec toute sa cour de petites pouffes tellement belles et tous les autres tellement abrutis?
avec sa gueule de quadra gosse beau et son appartement à un million d'euro à un quart d'heure à pieds, en voilà un de vraiment dangereux pourtant
sur il a la carte bleue qui va bien pour arroser tout le monde, sur il a le bon goût comme pas mal de trous de balle de son espèce
sur il peut envoyer un sms en pleine nuit s'il rentre seul un soir, au cas oû
voilà tout ce que je retiens de cette ville, à un degré d'écoeurement qui dépasse la quantité de ce que je peux vomir
et ce sans aucune goute d'alcool mesdames et messieurs!
BULLSHIT BULLSHIT BULLSHIT
(la première elle va bien pour apprendre la basse mon amour, je fais ce que je peux, je suis pas moniteur de ski)
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 21 Avr 2018, 10:15

j'ai demandé ma route au platane et un virage à traversé sans prévenir, je voudrais par dessus tout éviter le remplissage, c'est pourtant ce qui se passe quand on est en pleine compulsion alimentaire, quand la grand mère hystérique te gave et prend ta défense quelles que soient les conneries que tu fait, mais au final je sais bien que c'est moi qui déconne... un souvenir trouble revient alors, c'est cette fille du village qui vient me voir un jour dans la cave de l'immeuble ou je suis en train de bricoler une mobylette, on a tous les deux 14 ou 15 ans, elle vient me voir, elle est seule, elle porte une veste en laine, elle n'est pas très belle parce que pas appretée du tout comme le sont les filles du notaire ou celles du médecin, maire RPR du village, mais elle n'est pas moche non plus loin de là, elle est venue me voir et moi je suis resté comme un ours à bricoler mes mobylettes, on a pas échangé beaucoup, pourtant j'aurai pu refermer là porte, on aurait pu aller dans la cave du fond et se toucher, se découvrir, à l'abris de son grand frère, à l'abris des autres abrutis du village, on aurait pu se serrer, s'embrasser, mais finalement rien ne s'est passé, je lui ait un peu expliqué ce que je bricolais peut-être, enfin un semblant de conversation, et puis elle est repartie et n'est jamais revenue me voir, elle devait être bien seule dans le village cette fille, ses parents étaient pauvres, peut-être que je n'ai pas voulu assumer une relation avec quelqu'un de ma classe sociale, de peur des ricanements des autres gamins, eux qui avaient des parents qui pouvaient posséder des terrains, tous ceux qui ont retapé la maison des grands parents pour la mettre sur le bon coin aujourd'hui, pour une fortune: nouvelle voie rapide et st etienne à une demi heure, banlieue campagne dortoir à l'abris de la misère de la ville, peut-être que j'ai préféré rester dans le cercle rassurant des autres gamins quitte à ce qu'ils me traitent toujours comme l'idiot du village, un costume sur mesure, parfait pour un ado qui ferait n'importe quoi pour qu'on le déteste tout en voulant qu'on l'aime
mon père n'a pas voulu que ce soit les amis de mes parents qui me gardent pendant tous les week-ends oû on aura fait des bornes et encore des bornes dans la GS pour qu'il puisse aller à l'hopital, pourtant c'était drole de le voir prendre des tours avec la cassette de gogol premier dans les virages avant le pertuiset, mais il fallait que ce soit la famille qui me garde, pour qu'une fois ma mère décédée il puisse aller oublier avec son beau frère dans le pastis, au boulodrome, quitte à se que je traine dans les rue de firminy, seul, tous les week-end, pourtant les enfants de ceux qui auraient pu me garder auraient été comme des frères et soeurs pour certains, et ça m'aurait certainement appris la vie en société, mais voilà il y avait eu ce divorce et mon père avait pris le parti de son pote, sa femme divorcée une folle dépressive, forcement
voilà ce qui s'est produit au final, c'est la fraternité virile et l'alcool qui auront détruit mon adolescence, comme j'ai pu aussi me perdre en fumant des joints trop tôt et pas toujours avec les bonnes personnes, mais est-ce que tu te demande si tu cherche les gens bien ou des gens bons en tombant des canettes? en tombant un tonneau de rosé au tuyau et en roulant en mob avec un foulard imbibé de thrychlorétilène? au lycée je n'ai trouvé que des gens pour me défoncer toujours plus, à st etienne c'était le pompon, mais les années 80 venaient de se terminer et déjà l'héroine avait fait beaucoup de dégats, c'est d'avoir vu des gens qui n'en sortaient pas qui m'aura tenu à l'écart, et la seule fois ou j'ai gouté, en descente d'acide dans mon sac de couchage à la belle étoile, avec this heat qui me disait "yes i will go out there, out there where i know you can not find me" j'ai trouvé ça tellement bien que je me suis dit que je n'en reprendrai jamais, comme le dernier acide, se dire ok on a bien rigolé comme des cons au point de finir dans le camion pour laisser dormir les autres et je sais que maintenant c'est fini, ce que je ne savais pas c'est que c'était déjà trop tard, prendre des champignons à pleine poignée dans le saladier et un deuxième acide parce qu'on ne sent pas le premier monter assez vite, le tout dans la villa de bourges de la première fuck friend, enfin une que j'aurais aimé garder sur le moment, et là je repense à mon père qui était outré qu'un jour oû il était venu me chercher là bas au moment de notre brève relation, sa mère lui ait immédiatement demandé ce qu'il faisait dans la vie
(note bien qu'au cours de cette relation j'aurai tout de même pu, en bon rebelle, fumer des pétards et me baigner dans la piscine du maire du village, avec ses filles et ma copine du moment, dans la villa oû se donnait les cours de catéchisme, cours oû je ne suis pas allé bien souvent, comme au foot d'ailleurs, on se refait pas;)
non je te raconte pas la lutte des classe, c'est basé sur des faits qu'aucun tube de oi! musique ne peut résumer en un clic, on le vit encore chaque week-end, enfin plus moi désolé, et c'est pas qu'une question d'hygiène mentale ou d'hygiène tout court si tu veux, personne n'aura compris pourquoi j'ai dessiné ce faire part de naissance de mon petit loulou avec lui et sa soeur sur la mobylette de mon grand-père, et comme j'aimerais qu'elle soit là cette mob, sur qu'aujourd'hui je l'aurai laissé intacte, avec les sacoches et tout, à côté des scooters rétro des vieux beaux lyonnais, au feu devant le vox ça aurait eu de la gueule, comme j'aurai du la laisser intacte au lieu de la défoncer et faisant du cross avec, des sauts jusqu'à fendre la colonne de direction, une cadre de 51 se plie assez vite, pas un cadre de 88, toi-même tu sais, et celle là était une 89, celle du raymond, celle que je prenais en loosdé pour faire un tour de paté de maison avant mes 14 ans, facile, le garage en dessous du balcon qui desservait les petits appart dont le T1 de mes grands parents avec wc commun sur le palier, en 1985 c'était simple, suffisait de la pousser jusqu'à la rue, c'était marrant, comme j'aurai aimé emmener une fille sur le porte bagage
Image
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 21 Avr 2018, 11:44

et puis un jour j'en ai pris plein la gueule, "t'étais oû?"... le raymond venait de mourir, à l'hopital, le même que celui ou travaillait ma grand mère, le même ou elle est restée
en un rien de temps, pourtant il avait arreté les gauloises, ma mère fumait des gitanes, j'ai conservé une petite voiture de circuit de quand j'étais môme avec le logo de la gitane dessus, voilà raymond venait de mourir et je devais rendre des comptes sur mon absence
on était en hollande, moi et deux copains, on avait loué une petite fiat panda pour voir la seule date possible de the jesus lizard, me demande pas le guitariste tout ça, the jesus lizard, en 1992 ou 13, peu importe, ils n'ont joué que ce qui m'a paru 15mn, j'étais pourtant bien loin et au milieu de milliers de gens et quand david yow est arrivé j'ai cru qu'il me parlait, un truc comme "you! get out of here!" parano totale, décidément les acides sont bien costaud ici, on a fait le trajet pendant des heures et bien sur on s'est arreté à amsterdam faire quelques courses pour la route, je me souviens juste des filles en vitrine et de ce mec qui faisait la manche pieds nus, on est pas trop resté, c'était lourd en fait, et on a repris la route pour le festival, ce week end j'ai vu des milliers de kurt cobain à perte de vue, je me souviens à peine des concerts, à part le groupe qu'on était venu voir et primus parce que j'étais collé devant contre une toute petite nana très belle et j'étais en pleine montée, ma copine n'était pas là et c'était assez pénible, je me souviens d'iggy pop qui jouait les stooges avec des musiciens qui ne devaient probablement pas être les stooges et que j'avais trouvé ça parfaitement ridicule, je prenais des fous rire incontrôlables, il y avait smashing pumkins, stone temple pilots, ce genre de trucs et je me souviens d'alice donut avec l'intro et cette personne au cheveux longs petit cul serré dans un jean moulant et talons aiguilles, le concert démarre, la personne se retourne et c'est un barbu à lunettes, voilà c'est à peu près tout, je me souviens surtout des camions de travelers, et de m'être perdu après les concerts, il y avait tellement de monde, j'étais complètement raide, c'était parti en sound systèm et je me souviens de cette version de "a forest" en gabber sur-vener, j'ai marché longtemps, tout le monde était décidément très beau, plus grand que moi, jeune et beau, c'était la fête de la converse et de la chemise à carreau, c'était un immense dédale de la même chose et puis j'ai fini par tomber sur un copain qui m'a raccompagné aux toiles de tente
le retour en voiture était interminable, mais je ne m'attendais pas à me faire jeter aussi violement à l'arrivée, mais voilà, je n'étais pas là et il fallait bien dire pourquoi
le gars qui m'a retrouvé dans le festival et ramené aux toiles de tente du petit groupe qu'on formait pour le week-end, lui est passé par plein de phases, quand j'ai pété les plombs il était en pleine période méditation, ce que je n'arrive toujours pas à définir comme bouddhisme zen, en tout cas quand je le croisais à st etienne avec une bouteille de coca cola il me considérait comme perdu, pourtant une autre personne m'a dit "au mac do c'est le seul endroit oû tu peux manger un sandwich à 10 francs quand tu ne peux plus retirer avec ta carte", un mec qui enregistre des groupes et ne vit que pour ça je veux bien encore écouter ce qu'il a à me dire
à cette période donc j'ai essayé, une seule fois, la méditation en groupe, il y avait une personne qui nous parlait, nous indiquait comment lâcher prise, aller vers cet état zen
je n'ai absolument pas pu rentrer dans leur truc et le gars m'a demandé de sortir, et voilà, ça s'est fini comme ça, je n'ai plus jamais revu le copain en question, à part sur le net des années plus tard, quand au gars pour le mac do, il aura été une des dernières rencontres avant de quitter la ville, un projet musical avorté, parce que je croyais au départ on allait composer, puis finalement c'est devenu des jam session pour laisser chanter quelqu'un de très malade, troubles psy, le gars devait rester assis tellement il était obèse, il venait improviser des textes, c'est quelqu'un qui est mort depuis, j'ai retrouvé l'enregistrement des années plus tard et je pense surtout à ce texte sur l'infirmière à domicile qui s'occupait de lui, "le ménage du printemps", le bout de guitare de l'intro bien sur je l'ai repris quelques année après, mais je sais pourquoi le groupe s'est arreté, on devait faire le premier concert, une fête privée, et je voulais que des copains et copines viennent et la réponse a été non, et j'ai quitté le groupe, pourquoi eux non? là reste une énigme de plus, et là je repense à cette fille que je voulais inviter parmi ces personnes, elle était professeur de guitare classique, avec une guitare de luthier, et un vrai niveau, elle était venue dans ce local pour essayer la guitare électrique, pour s'amuser, peut-être que ça la faisait marrer qu'on puisse, nous, prendre un instrument comme ça alors qu'elle m'avait dit "je n'ai pas la prétention de composer quoi que ce soit", une phrase bien difficile à comprendre, mais voilà, une relation avec cette fille est quelque chose que je me suis interdit, elle était avec quelqu'un que je voyais souvent, c'était assez dur de renoncer, mais en même temps tellement tentant, en tout cas ça me suffisait pour me dire que si je finissais par craquer elle passerait à un autre plus tard, et du coup j'en suis resté là, avant de quitter la ville donc, elle m'avait donné un petit chat, "comme ça je passerai te voir", et quand je me suis retrouvé à lyon j'étais tellement perdu de cette relation avec une autre fille, rencontrée juste avant de partir, que le chat je l'ai laissé dans un sale état, jusqu'à qu'elle s'enfuie d'ailleurs, c'était une chatte, ses hurlement pendant ses chaleurs et nous nuit et jour sous la couette, à ne plus pouvoir sortir de cette relation naufrage intégral, et oui avant de partir de st etienne j'ai vu au quotidien des gens qui n'allaient pas tous très bien, et les seules personnes qui semblaient pouvoir me laisser entrevoir quelque chose de positif à nouveau sont soit les personnes avec lesquelles je n'aurai rien pu vivre de constructif en dehors d'un groupe de personnes, soit les personnes avec lesquelles je me suis enfui de cette ville, et il faut des années pour comprendre
et puis un jour on finit par rencontrer quelqu'un avec de vrais problèmes et on a plus le groupe pour exister, c'est comme si on en voulait plus, bien qu'on sache qu'il existe, loin pour aujourd'hui et tant mieux comme ça, plus de flood et à nous de gérer nos émotions, de toute façon il ne reste plus que nous et on est maintenant, il est déjà onze heures, tu dors et je vais écouter un truc au casque et refaire un café, et on va s'en sortir mon amour, en fait tout va bien
je pourrais parler aussi de cet ami qui ne peut plus jouer aujourd'hui, enfin m'avouer que j'étais amoureux de lui surement, quand dans les groupes de musique il voulait juste me laisser jouer ce qui me venait, me faire confiance, "en fait je crois que je préfèrerais qu'on joue tes chansons" m'avait il dit avant d'arreter le groupe dans lequel on a commencé de jouer ensemble, on a rejoué ensemble avec un autre ami qui pouvait lui aussi s'exprimer completement, ça n'aura pas duré et de toute façon on était pas dans le cadre, mais c'est le moment de musique que j'ai préféré toutes ces années, ça c'était constructif et bien casse gueule, au point de devoir trouver le même instrument au cas ou je casserai une corde en concert, il y a une clé dans cette relation, dans des relations comme toujours et on comprend toujours trop tard
je pourrais parler de toutes les découvertes musicales au lycée par le biais de cette rencontre avec le gars dont je parle plus haut et qui est parti faire clown dans le sud ouest, je pense à ces moments chaque fois que je vois le terme shoegaze repris 20 ans après, et en ré-écoutant les smiths ou les housemartins je me dis que ces textes me parlent encore plus aujourd'hui, tout le reste des groupes noise, industriel, no wave me parlent beaucoup moins en revanche, et je n'ai jamais entendu parler de post punk dans les années 90
je pourrais enfin parler de celui que j'ai considéré comme mon grand frère, rien que le rencontrer à 15 ans c'était passer de thiéfaine à oth, de venom à the fall, tout ce que tu veux, les K7 abimées à rembobiner, aujourd'hui je m'en tape je n'ai plus rien à renier que ma connerie et je peux écouter les 4 dans la même journée, lui aura fait l'armée à berlin la dernière année avant la chute du mur, quand il était en permission des fois il ne rentrait pas, lui aussi n'était pas du village, il venait du nord, et il a tout plaqué pour suivre une fille, une punk du fin fond de la plaine avec qui il s'est marié, c'est la dernière fois que je l'ai vu et ça c'est très très loin, le reste de son histoire je ne sais pas trop, je n'ai toujours pas de facebook, je reste mon propre serveur, je sais juste qu'il travaillait dans un abattoir dan les monts du lyonnais, et j'ai revu sa bouille dans une vidéo youtube de heyoka, il doit bien être toujours en vie...
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 21 Avr 2018, 12:49

retour à l'année de l'élection de sarkozy, je suis dans mon appartement des pentes, j'ai ai fini avec les 7 ans de fuck fiend cherchez pas la faute de frappe, je me suis enfin libéré mais pas pour longtemps, au même moment l'ex copine du grand chef des schtroumpfs passe fumer un pétard et me demande si je pourrais pas lui télécharger du porn, je me dis que oui c'est vrai il y a du porno que les filles peuvent, veulent regarder, je cherche et télécharge, j'ai très envie de cette fille, depuis plusieurs années et pourtant il ne se passera rien, on est pas loin du début des élections et dans le jardin des plantes je vois passer une fille que j'ai déjà vue dans certains concerts, vu la programmation et vu son regard fatigué je pense qu'elle est du public plutôt electro break core, mais il n'en est rien, elle est juste venu voir un autre clown ce soir là, on passera 9 ans ensemble après un premier rencard completement foireux, j'ai passé la nuit chez une autre fille qui m'annonce clairement qu'elle quitte la ville en mode camion, je me réveille vers minuit et je rate le rencard, on se voit quand même et c'est parti pour 9 ans, de cette relation ce que je retiens c'est que d'emblée elle m'aura dit "si je te trompe de toute façon tu ne le saura jamais" et je n'ai jamais cherché à savoir, enchainé des années de friche et moulte soirées, enregistrements, concerts, nuits blanches sans jamais y penser, elle ne venait pas souvent et on se voyait peu, elle restait avec son groupe de copines, c'était toute sa vie, la plupart des copines institutrices, avec des copains plus ou moins artistes et plus ou moins prolo, plus ou moins selon les cas, et surtout une famille sur-présente, recomposée et donc très abondante, le contraire de la mienne, décomposée et en réanimation
neuf an de relation de confort intégral tu vas me dire? je ne sais pas si je pourrai résumer de la sorte en écrivant à son avocate aujourd'hui au moment oû je tape ces lignes, ce que je sais c'est que finalement j'avais encore le choix à un moment, une autre route, le temps d'une nuit, que je n'ai pas prise, que ce soit par loyauté ou par peur de décevoir, je ne saurai jamais puisque j'ai suivi une voie toute tracée, avec le sentiment de subir ce qui n'était plus mes choix au fur et à mesure que la route se prolongeait, comme si ça ne me conviendrait plus, comme si le renoncement dans le choix ne me laissait que la fuite comme repli, l'évitement toujours, rester zombifié sur un site de geek quand les copines passent boire le thé et parlent à voix basse dans la cuisine, une fois la friche completement vidée de tout et tout le monde, retourner travailler sur les pires grosses merde que peut nous proposer le monde du spectacle: l'évènementiel, gagner de l'argent en faisant de la merde, se perdre dans le matériel, la fuite toujours la fuite, jusqu'à ce que l'on se mette à voir d'autres gens du quartier qui eux aussi avaient des enfants, jusqu'à ce que l'on confonde leurs problèmes de couple avec les notres, jusqu'à ce que je me remette à sortir, au départ un concert karaoké pour amuser la galerie, aussi pitoyable qu'il soit mais quand même pas si nocif pour tout le monde, jusqu'à que je parte pour la version groupe, que je recommence à sortir et il n'y avait plus qu'un pas à franchir avant de prendre la porte
comme si dévier de trajectoire représentait la fin, la vraie fin, reconnaitre que je n'arrive pas à m'occuper des enfants dans ces conditions et malgré tout le confort et les yahourts chers que j'engloutis en loosdé tellement je vais mal, tellement je ne sors plus, au point oû elle m'écrit depuis l'appartement "ce n'est plus toi l'enfant"
j'ai pris un logement pour les acceuillir et j'ai du le rendre, économiquement ce n'était pas possible, le logement, la voiture, les courses, seul et sans aide caf, impossible, et mon taf ne me permet ni de les poser à l'école ni de venir les chercher, c'est pour celà que je passe en mode de garde un week-end sur deux la moitié des vacances et il faut que tout celà soit écrit noir sur blanc pour une avocate, "à l'amiable", voilà oû j'en suis, pas de vidéo youtube pour résumer, absolument aucun détail salace de neuf an de couple, absolument rien à reporter en terme de tentation sur sept ou huit ans de friche, pourtant je pourrais mais comme on m'a dit que moi je ne saurai jamais je me garderai bien d'en parler tu penses et puis qu'est ce que ça changerait? la seule réponse à laquelle j'ai droit aujourd'hui est "je gagnerai parce que j'ai le travail et la stabilité, tu es instable psychologiquement", devant les enfants, voilà donc je me soigne comme je peux, je ne cherche plus à savoir qui a cru et qui a perdu, tout ça c'est de la rhétorique, de femmes entre elles, pour elles, nous on a que le porn et la weed pour oublier, les femmes ne sont pas là pour nous réparer quand on rentre d'un démontage de michel sardou, elles attendent de vrais bonhommes, qui mettent leur père en maison de retraite et ne regardent surtout pas un corps de ferme dans le puy de dôme sur le immobilier-notaires.fr, non il ne faut surtout pas fuir, c'est lâche, comme il ne faut pas utiliser les autres enfants ou parents pour les manipuler, ce sont des techniques qu'on retrouve chez les enfants en difficulté à l'école, tu reprends une bière?
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 21 Avr 2018, 13:06

dernière interlude avant le dernier message, avant de passer la main, avant de disparaitre complètement de tout sillage, un titre que j'ai repris dans la cuisine avec une fille que j'ai aimé en secret, jusqu'au jour oû je lui ai dit , pour ne plus la revoir par la suite, les femmes ne sont pas des papillons qu'on cloue dans un cadre
l'autre titre est pas bien plus joyeux pour de la musique d'homosexuel mal refoulé
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Re: j'écris un livre!

Messagepar (damien) paulette » 21 Avr 2018, 13:35

on en arrive enfin au dernier message, comme tu peux le voir il y a eu beaucoup de femmes, sur des écrans comme dans la vie, beaucoup de jolies comédiennes dans des écoles qui finiront comme toi par trouver un vrai travail pour la plupart, cette ville est belle pourtant, et quand j'ai vu cette "oeuvre" d'art contemporain devant la cité du design à st etienne je me suis dit que finalement ça ne devait pas coûter grand chose à mettre en place pour ce que ça peut rapporter, un peu comme tout ce qui fait tenir ce monde debout, évidement on aura bien moins de consultations dans un cmp de banlieue pour finir avec le même générique, combien ça aura pris de temps au labo pour élaborer la molécule? je n'en sais rien, pourquoi le porn est devenu gratuit et illimité? toujours pas de réponse, pourquoi de plus en plus d'autistes? aucune idée, pourquoi il n'y aura pas eu cette fameuse compile "baisons les obèses", après "fachons les fachos" et "désintégrons les intégristes"? je n'ai toujours pas la réponse
c'était un chouette titre pourtant nono, comme j'aurai aimé y entendre des groupes féminins ou pas, franchement ça ne m'a jamais choqué les réunions non-mixte, quand on en arrive là il doit bien y avoir une raison
je me souviendrai longtemps de ce que m'a dit une amie en revenant de st etienne, de ce qu'elle a entendu là bas: "comment? lui? il a des gosses???"
je me souviendrai longtemps des réus avec le nouveau chéri de mon ex lors du relogement de l'asso, du nouveau pôle art plastique et du prix des locaux de répet
je me souviendrai longtemps d'un organisateur de concert célèbre de l'underground lyonnais, connu pour "faire jouer des filles", se faire remballer par son co-organisateur, pas tombé de la dernière pluie, quand il lui a dit qu'il ne devrait pas me faire jouer, que je crains, que je suis louche... comme la petite bassiste débutante et pourtant bien au taquet et bien douée tu m'étonnes, comment elle était furax ce soir là, et comme il n'avait pas du tout le même ton le même gars pour me demander de sonoriser ses concerts, emprunter la sono ou des éléments de batterie de l'asso, tout celà reste amusant dans le fond, moi qui n'ait jamais organisé de concert et qui ne prête plus rien à personne je vais donc continuer ma vie après 45 ans et tout ça ne restera plus qu'un souvenir un peu confus et comme les autres on m'oubliera, et de là viendra une réelle et définitive émancipation
(damien) paulette
Faudrai' qu'jarrête de bédave, que j'arrête de pillave
 
Messages: 668
Inscription: 14 Déc 2007, 00:51

Précédente

Retourner vers Write It Yourself

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 4 invités

cron