Punk et drogue

"DIY", philosophie punk/hardcore, politique, engagement (s), manifs,etc... c'est ici qu'on débat.

Punk et drogue

Messagepar Zen » 02 Jan 2012, 12:48

Bon allez, premier sujet sérieux de l'année, je me lance....

Voilà, j'ai envie de faire un petit sondage ou un petit débat si vous voulez, avec des gens de plusieurs générations et ayant vécu dans plusieurs endroits et participé à plusieurs expériences sociales (?) ayant pour point commun le milieu du "punk" avec tous les guillemets possibles en France, depuis plusieurs décennies....

Alors j'ai l'impression que la présence de drogues est devenue quelque chose de "banal" dans le milieu des concerts plus ou moins affiliés punk ou DIY alors qu'il me semble (mais peut-être que me plante complètement ?) qu'elle était plutôt rare il y a une dizaine d'années.... et courante bien avant (années 80 en gros)

Je n'ai pas d'études sur le sujet mais je me base sur quelques témoignages ou impressions, ce qui évidemment ne veut pas dire grand chose...

En ce qui me concerne j'ai commencé à boire de l'alcool à 18 ans, arrêté à 20 après avoir constaté le désintérêt total que je portais à la chose (je faisais çà pour m'intégrer, sans y parvenir bien entendu) et à l'effet que çà me faisait (vomissements intempestifs passée une certaine dose, ivresse très aléatoire me rendant plus mal à l'aise qu'autre chose) et j'ai toujours été persuadé que à part les joints qui allaient me faire dormir à 21:30 à chaque soirée (tel que je l'observais dans les soirées étudiantes avant de trouver des gens plus intéressants avec qui traîner), toute autre drogue allait vite me rendre accro, que je devais dépenser des milliers d'euros au dealer et que j'allais évidemment faire une overdose quelques jours/semaines après avec une mort atroce au bout du chemin.

C'est peut-être une question de génération (la mienne étant née autour de 1980) flippée dans son inconscient collectif par les excès des précédentes et qui s'est contentée de bière (alcool = bien / drogue = mal et hippie), alors que les nouvelles générations n'ont pas connu çà et sont de toutes façons plus cyniques et désespérées que nous l'étions au temps béni des gouvernements Jospin et Raffarin.

Et puis pour parler juste de Lyon, on est passés d'un milieu plutôt "hardcore" où le fait de ne pas boire était plutôt bien vu (si les gens n'étaient pas SxE ils l'avaient parfois été) à un milieu plutôt indie rock (sans exclure le punk non plus, mais à l'ancienne par contre) ou je n'ai pas passé une seule soirée ces 3 dernières années sans avoir au moins à un moment entendu une remarque ou une raillerie sur ma consommation de jus de fruits.

Donc, j'aimerais connaitre l'avis des gens de 18 à 60 ans sur ce forum car toute cette histoire me perturbe beaucoup. J'ai mis des années à m'habituer à la présence de gens complètement saouls autour de moi, combien de temps vais-je mettre pour me sentir bien avec des cocaïnomanes potentiels ?
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Re: Punk et drogue

Messagepar Zen » 02 Jan 2012, 13:01

Zen a écrit:Bon allez, premier sujet sérieux de l'année, je me lance....

Voilà, j'ai envie de faire un petit sondage ou un petit débat si vous voulez, avec des gens de plusieurs générations et ayant vécu dans plusieurs endroits et participé à plusieurs expériences sociales (?) ayant pour point commun le milieu du "punk" avec tous les guillemets possibles en France, depuis plusieurs décennies....

Alors j'ai l'impression que la présence de drogues est devenue quelque chose de "banal" dans le milieu des concerts plus ou moins affiliés punk ou DIY alors qu'il me semble (mais peut-être que me plante complètement ?) qu'elle était plutôt rare il y a une dizaine d'années.... et courante bien avant (années 80 en gros)

Je n'ai pas d'études sur le sujet mais je me base sur quelques témoignages ou impressions, ce qui évidemment ne veut pas dire grand chose...

En ce qui me concerne j'ai commencé à boire de l'alcool à 18 ans, arrêté à 20 après avoir constaté le désintérêt total que je portais à la chose (je faisais çà pour m'intégrer, sans y parvenir bien entendu) et à l'effet que çà me faisait (vomissements intempestifs passée une certaine dose, ivresse très aléatoire me rendant plus mal à l'aise qu'autre chose) et j'ai toujours été persuadé que à part les joints qui allaient me faire dormir à 21:30 à chaque soirée (tel que je l'observais dans les soirées étudiantes avant de trouver des gens plus intéressants avec qui traîner), toute autre drogue allait vite me rendre accro, que je devais dépenser des milliers d'euros au dealer et que j'allais évidemment faire une overdose quelques jours/semaines après avec une mort atroce au bout du chemin.

C'est peut-être une question de génération (la mienne étant née autour de 1980) flippée dans son inconscient collectif par les excès des précédentes et qui s'est contentée de bière (alcool = bien / drogue = mal et hippie), alors que les nouvelles générations n'ont pas connu çà et sont de toutes façons plus cyniques et désespérées que nous l'étions au temps béni des gouvernements Jospin et Raffarin.

Et puis pour parler juste de Lyon, on est passés d'un milieu plutôt "hardcore" où le fait de ne pas boire était plutôt bien vu (si les gens n'étaient pas SxE ils l'avaient parfois été) à un milieu plutôt indie rock (sans exclure le punk non plus, mais à l'ancienne par contre) ou je n'ai pas passé une seule soirée ces 3 dernières années sans avoir au moins à un moment entendu une remarque ou une raillerie sur ma consommation de jus de fruits.

Donc, j'aimerais connaitre l'avis des gens de 18 à 60 ans sur ce forum car toute cette histoire me perturbe beaucoup. J'ai mis des années à m'habituer à la présence de gens complètement saouls autour de moi, combien de temps vais-je mettre pour me sentir bien avec des cocaïnomanes potentiels ?



Je précise que ce sujet ne sert ni à faire l'apologie ni à condamner les drogues.
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Re: Punk et drogue

Messagepar xavier » 02 Jan 2012, 13:34

Cool sujet Zen.

ATTENTION, SUBJETIVITE DE STRAIGHT-EDGE !!!

Je ne sais pas si dans les 90's et au début des 00's il y avait moins de drogues ou si tout simplement je ne les voyais pas. C'était peut être du au fait que d'une il y avait moins de consommateurs dans mon entourage et de deux que nous étions peut être plus impressionnables et impressionnés par les drogues et que même le hachich était sérieusement considéré comme une drogue, même douce.
Pour ma part et tu me connais, je suis Straight-Edge déclaré depuis 1995, pour des raisons assez similaires à celles qui te tiennent éloigné des drogues de et de l'alcool. J'ai aujourd'hui l'impression d'être une relique des temps anciens. Quand j'ai déménagé de Montpellier à Lyon en 2000, j'étais de content de rejoindre une scène où il y avait plusieurs SxE, l'impression de ne plus être seul (parce qu'en dehors du microcosme punk hardcore, dans la vie de tous les jours, le simple fait de ne pas boire pose question à ton entourage).
De la moitié des 90's (mon entrée dans la scène) jusqu'au début des 00's (environ vers 2003 mais c'est dur à cibler), c'était très courant d'entendre parler de groupes SxE, de leur position par rapport aux drogues. C'était très souvent des groupes hardcore "old school" et "new school", avec l'apparition de groupes plus metal type H-8000 ou Morning Again & co.C'était pas toujours très fin, ça manquait relativement de tolérance mais bon... c'était là. Aujourd'hui, certainement parce que je suis beaucoup moins connecté à cet univers mais aussi parce que les temps changent, je n'entends plus parler de SxE.
En revanche, quand je suis arrivé à Lyon, outre les qques SxE présents dans la place, j'ai étais choqué de la consommation d'alcool et de drogues que j'ai pu y voir dans mon entourage immédiat. Fumer des pétard était d'une banalité affligeante, les discussions autour des trips et de la coke étaient beaucoup plus fréquentes. C'est à cette époque que j'ai vu quelqu'un sniffer pour la 1ère fois et ça m'a quand même foutu hyper mal à l'aise.
Mes expériences passées de groupe et de tournée m'ont confronté à une réalité narcotique et alcoolique très présente et ça ne s'est pas arrangé avec le temps.
Rajoute aujourd'hui le fait qu'il est normalement interdit de fumer dans les lieux publics, le simple fait de pouvoir le faire dans certains lieux transforme une simple clope en symbole de reconquête de liberté (arf...) et de lutte contre "l'hygiénisme ambiant" (quelle expression de merde).
Alors oui Zen, je suis d'accord avec toi qu'aujourd'hui il est beaucoup plus courant et banalisé de voire de la drogue dans les soirées et les milieux punk (de moins en moins hardcore ?), d'y voir une consommation d'alcool qui me semble plus importante qu'il y a 10-15 ans.
Maintenant, à part Potatoes, je ne connais pas un seul SxE (revendiqué ou pas)de moins de 30 ans !!! Ton analyse socio-politique tape peut être là où il faut, qui sait ?
Quand je vois le nombre d'anciens sur ce forum dans mon entourage qui ont été SxE ne serait-ce qu'un temps ou du moins bien sensibilisés à la question, je me demande aussi combien de personnes nés aux alentours de 1986-1990 ça concerne.
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Re: Punk et drogue

Messagepar phil burn out » 02 Jan 2012, 18:30

Qqs faits :
+ drogue et musique sont copains comme cochons.
+ la prise de produit n'est pas on/off, mais progressive, sauf pour certains trucs comme le LSD. Il y a donc possibilité de contrôle.
+ la drogue (y compris la clope et l'alcool) reste un vecteur social important. C'est souvent à la fois le verbe et le sujet : tu te défonces et tu en parles.

Maintenant, faut juste savoir de quelle drogue tu veux débattre. Pour moi, il y en a 2 : celle que tu contrôles (dans une certaine mesure) et celle qui te contrôle. On pourrait renommer le sujet en "Punk et Défonce totale". Là, ça me cause !
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Re: Punk et drogue

Messagepar nicosonic » 02 Jan 2012, 18:48

Un groupe de rock c'est un groupe qui se drogue
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Re: Punk et drogue

Messagepar phil burn out » 02 Jan 2012, 20:17

Sex, drugs and Rock n' roll!

Ou pas. C'est justement de quoi y cause le topic.

Faudrait que je retrouve cette vieille itw de Johnny Rotten dans Actuel (ou bien était-ce Playboy) où il parle de la came.
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Re: Punk et drogue

Messagepar nicosonic » 02 Jan 2012, 21:02

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Re: Punk et drogue

Messagepar phil burn out » 02 Jan 2012, 21:16

Tiens t'as remarqué ? t'as juste 40 messages de plus que moi. On est comme qui dirait ex-aequo.

Sinon tu prends quoi ?
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Re: Punk et drogue

Messagepar nicosonic » 02 Jan 2012, 21:56

phil burn out a écrit:Sinon tu prends quoi ?

Internet. ça me donne une sensation de puissance illusoire
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Re: Punk et drogue

Messagepar buddy satan » 02 Jan 2012, 22:01

Moi je me drogue depuis que j'ai 13 ans. Clope, alcool et weed. J'ai eu des moments d'addiction sévère (à la weed d'abord, puis à la bouteille; c'était assez violent et plutôt désagréable). Je sais pas si c'est la vieillesse mais ça me branche beaucoup moins qu'avant. Comme j'ai plus le réflexe picole, on m'invite moins aux soirées, et du coup je sors moins. J'aime bien boire un bon verre de whisky de temps en temps. J'aime bien fumer des bédos en regardant des films. J'ai jamais essayé autre chose, ça me branche pas pour l'instant. J'attends d'être vieux pour me taper tout ça. Sinon j'aime pas les comportements excessifs que les drogues induisent. Peut-être pour ça que je n'en prends plus en société.
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Re: Punk et drogue

Messagepar je crache du feu » 02 Jan 2012, 23:35

J'avoue que m'être fait piégé : j'aime beaucoup fumer de la weed. Surement un peu trop. Ça m'apporte beaucoup de réflexions et de soirées endiablées devant une feuille de papier. On a tous une réaction plus ou moins singulière avec ça : suivant la qualité qui peut influencer pas mal de phases, il n'y a pas vraiment de "comportement" lambda. Suivant aussi le contexte, le lieu, la musique, les personnes, la perception change.
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Re: Punk et drogue

Messagepar xnicox » 03 Jan 2012, 06:17

Salut!
Alors perso je suis sxe depuis 2 ans, j'ai 19 ans. J'ai bu avant, me sis pris des cuites severes et ai fumé des joints aussi. Arrivé a Lyon pour les etudes, j'ai rencontré plusieurs cerles de personnes, premierement, directement les gens que je cotoyais a la fac , et deuxiemement, les gens de la "scène" punk/ hxc etc...
Avec les premiers j'ai fait quelques soirées alcoolisées, a finir mal... bon comme ça arrive, et avec les deuxieme aussi. Ensuite j'y ai reflechi tout ça et j'ai arrété pour les mêmes raisons qu'a exposé zen.
Depuis le collège, j'ai vu des gens fumer des joints, au lycée des gens prendre de la coke, je pense que pour ma generation, la drogue plus ou moins "dure" est devenue d'une banalité un peu genante. Je connais très peu de personnes de la scene punk de mon age (18/20aine) qui ne consomment pas de drogues, ils se comptent sur les doigts d'une main. Si dans une scene alternative on peut retrouver pas mal de gens consommant, alors que ça l'etait peut etre moins avant, c'est parce que dans la vie exterieur ou parmi les gens "mainstream" la consommation est banale et fréquente. Tous le gens de ma generation prennent des drogues lors de soirées ou des concerts, souvent on me demande si je sais ou trouver de la mdma ou de la coke dans la rue les soirs de week end. Cette consommation frequente est peut etre le reflets d'une société ou on prefere oublier le moment d'une soirée qu'essayer de faire bouger un peu les choses, beaucoup de gens du milieu punk m'ont dit que j'avais du courage de pas boire , que si ils n'avaient pas la picolle ou la fume ils deprimeraient trop...

le coté social qui compte enormément aussi, Le vecteur d'integration y est pour beaucoup je pense.

Bref je suis trop jeune pour comparrer a avant mais je peux faire le constat actuel pour des personnes de mon age et effectivement , quasi tout le monde prend des "drogues"...
Je suis d'accord avec zen, dans pas mal de concerts on m'a fait des reflexions sur ma consommation ( abusive? ) de jus de fruits, enfin cela depends quand même des concerts, il y a pas mal de fois ou on peut se sentir safe entourés de gens cool...

En tout cas topic intéressant
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Re: Punk et drogue

Messagepar Derec Tom » 03 Jan 2012, 12:41

J'ai pas attendu de "faire parti d'une scène" pour fumer et boire, le lycée s'en est chargé avant la scène DIY.
A Clermont, ayant cotoyé la scène black de 95, les mecs ne faisaient que boire. La drogue c'était pour les hippies, pas les noir metalleux. Puis, un peu plus tard, j'ai constaté que la scène hardcore/diy locale n'avait rien de SxEx, puisque tout le monde bédavait et picolait. Les trucs plus hard, genre ecsta et coke ne circulaient pas encore comme ça a l'air d'être le cas aujourd'hui (suis de 1979); ce genre de produit mettait mal à l'aise rien qu'en en parlant et ceux qui en prenaient étaient regardés un peu comme des bêtes curieuses.
Personnellement, j'ai beaucoup abusé de l'alcool et du shit. Je me suis calmé pour l'alcool car je commençais à devenir un peu trop dépendant à mon goût. Le shit, j'ai arrêté par la force des choses : je ne connais plus de dealer, mais si l'occasion de fumer un peu se présente, je ne refuse pas. J'ai arrêté la cigarette depuis bientôt deux ans. Et je n'ai pas été attiré par les autres drogues (peur de tomber dedans si ça me plaisait). Je reste un fervent partisan de la légalisation de la beu (je n'ai jamais été dans le trip hippie & co, mais ça m'aiderait à en trouver! :lol:)
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Re: Punk et drogue

Messagepar pearly » 03 Jan 2012, 13:04

L'alcool est une vraie saloperie pour moi. Un truc pas quotidiennement addictif, mais à peu près indispensable pour accompagner mes sorties, notamment concerts. Sans, je ne l'imagine pas. Discussions, déconne, bières, en boucle. je ne "conçois pas" (ce n'est pas tellement réfléchi sur le moment) de ne pas arriver à un concert avec ma canette en main, et au bar, de ne pas remplacer un verre vide par un plein sous 5 minutes). Une telle saloperie qu'actuellement, enfin depuis 2 ans, chaque cuite non compensée par de la bouffe avant de me coucher, se traduit par un lendemain incapable, 24h de maux de têtes, de bide noué, de nausées, forcément ponctuées d'un voire 2 passages aux chiottes...

les joints, c'est purement occasionnel, depuis plus d'une décennie, après quelques malheureux abus à la fin des 90's, lycée oblige.

Mais ma vraie came, je pense que c'est la clope. Celle qu'on a l'impression de maîtriser (je fume depuis 15 ans, et je suis encore capable de ne pas en allumer une pendant 24h, et de fumer plus d'un paquet le lendemain. ça laisse une sensation de contrôle, totalement absurde, mais sensation tout de même)

le reste ne m'attire pas. Enfin, j'ai bien profité de passages en fest à l'étranger pour tester les champis (c'était de la tuerie, vraiment. Concert des Melvins, de Neurosis et de Witchcraft après une salade, avec un bon whisky en main, si je me souviens + de mes trips et sensations que des concerts en eux-mêmes, ce sont des souvenirs divins). Mais le contexte y était vraiment propice, je n'ai jamais voulu en reprendre ailleurs (Roadburn fest, week-end avec l'un de mes plus proches amis, connaisseur en la matière).
Vers 20 ans, je n'en voulais pas, car je la diabolisais, ou plutôt, toutes les autres drogues m'effrayaient. Depuis plusieurs années, elle ne m'attire pas en grande partie parce que j'ai l'impression de la "connaître" par procuration. Beaucoup de gens de mon entourage sont dedans occasionnellement (dingue de constater à quel point beaucoup de gens ont remplacé les joints par coke, MDMA et autres, au rayon des défonces non-régulières..), ou depuis très longtemps, étant parfois revenus de loin, bref ont un passé intimement lié à la prise de prod', et je baigne soit dans les anecdotes, soit dans les soirées avec potes dans des états seconds. A force de voir des mecs sous je ne sais quel prod', j'ai fini par cultiver le fait de ne pas en prendre. Et plus clairement, je n'ai pas/plus envie de les tester.



Ha, et je ne suis pas vraiment punk...
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Re: Punk et drogue

Messagepar xavier » 03 Jan 2012, 15:32

Je crois que la question soulevé par Zen est : "Y-a-t-il plus de consommation de drogue(s) aujourd'hui qu'il y a 10-15 ans ?"
Mais les témoignages restent néanmoins très intéressants.
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Re: Punk et drogue

Messagepar Le Mac' » 03 Jan 2012, 15:49

Y a 15ans je fumais moins de clope.

Sinon pour revenir sur ce qu'a pu dire Xavier, je trouve ça plutôt bien que la consommation du cannabis soit devenue aussi libérée. Je dis ça alors que je fume plus de joint depuis un bon moment. Si les gens se droguent plus actuellement, peut-être aussi qu'on est plus informé des risques non ? 1) pour éviter les comportements à risque 2) pour éviter la bonne morale catho du "si t'y touches tu vas devenir un junkie comme dans les films".
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Re: Punk et drogue

Messagepar xavier » 03 Jan 2012, 15:59

Etre plus informé des risques permet peut être de désinhiber certains par rapport aux drogues mais je ne pense pas que ça pousse à consommer davantage.
Elles étaient en chocolat tes clopes y a 15 ans ? ;-)
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Re: Punk et drogue

Messagepar Le Mac' » 03 Jan 2012, 16:00

Rigole mais le chocolat des clopes en chocolat est super bon...
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Re: Punk et drogue

Messagepar xavier » 03 Jan 2012, 16:02

Celui des pièces vaut son pesant d'or.
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Re: Punk et drogue

Messagepar buddy satan » 03 Jan 2012, 16:05

xavier a écrit:Je crois que la question soulevé par Zen est : "Y-a-t-il plus de consommation de drogue(s) aujourd'hui qu'il y a 10-15 ans ?"
Mais les témoignages restent néanmoins très intéressants.


Je dirais "oui". Mais je sais pas vraiment, j'évite de sortir de chez moi.
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